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04 août 2024

Musée de l'Outil et des Métiers Tinténiac Ille et Vilaine Bretagne

À Tinténiac, le succès inattendu du vide musée

Ouest-France

Publié le 02/08/2024 à 10h03

Le Musée de l’outil et des métiers de Tinténiac (Ille-et-Vilaine) mène une opération pour le moins originale : un vide musée.

Jean-Michel Bergougniou dans la réserve du musée. | OUEST-FRANCE


À l’origine de la manœuvre originale du Musée de l’outil et des métiers de Tinténiac (Ille-et-Vilaine), une raison toute simple. « Le musée a accumulé des milliers et des milliers d’outils et d’objets divers depuis une quarantaine d’années, expose Jean-Michel Bergougniou, président de l’association du Musée. Ça prend beaucoup de place et ça n’a pas beaucoup d’intérêt de présenter des outils en des dizaines d’exemplaires ; d’autant que beaucoup sont inutilisables, rouillés. »

Une réserve « remplie du sol au plafond ! »

la réserve du musée © JM Bergougniou

Les responsables de l’association ont donc décidé, il y a quelques semaines, d’organiser un vide musée en proposant de nombreux outils. « Des objets qu’on ne présentera jamais. Les outils sont vendus à l’unité, on propose également des caisses. Nous sommes très surpris du succès que nous avons eu, on ne s’y attendait pas ! » Les curieux sont au rendez-vous, intrigués de connaître la raison de cet événement. « Il faut dire que notre réserve était, sur la moitié de sa surface, remplie du sol au plafond, et il est haut ! »

Joli pichet © JM Bergougniou

Si certains ont acheté des outils pour leur utilité première, de nombreuses pièces ont été acquises pour une nouvelle utilisation. « C’est le cas des artistes qui travaillent le métal. On a des objets très intéressants pour eux », développe Michel Bergougniou. Yolaine Gautier, de l’association, y voit aussi un autre intérêt : « La condition pour acquérir quelque chose, c’est d’adhérer à notre association. Cela nous permet de nous faire connaître, de créer un réseau et de rencontrer des artistes qui réinventent de nouvelles utilisations à nos objets. »

Une presse à lithographie chez deux imprimeurs

Ainsi parmi les objets qui ont trouvé preneurs, on retrouve la presse à lithographie, qui a longtemps été présente dans le syndicat d’initiative. « Là aussi, on n’avait pas de place et elle s’abîmait. On a trouvé deux imprimeurs de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) qui étaient intéressés, elle est partie. »

 Vieux étains © JM Bergougniou
Et pour les objets qui ne retrouveront pas de seconde vie, direction la ferraille. « On vend ça au poids, ça alimente un peu notre caisse », précise le président.

Le Musée continue son opération, certains objets sont toujours disponibles. 


Ouvert tous les jours  de 10 h 30 à 12 h 30 et de 14 h 30 à 18 h. 

Adultes, 5 € ; ados, 3 € ; gratuit pour les moins de 12 ans.

21 juillet 2024

Une machine à coudre Claes et Flentje au musée de l'Outil et des Métiers Tinténiac Bretagne

Une machine à coudre plus que centenaire au musée de l'Outil et des Métiers Tinténiac 

Maïa, saisonnière au musée découvre la machine à coudre © JM Bergougniou


Le 16 juillet, Remi et Joseph, bénévoles du musée de l’outil et des métiers de Tinténiac étaient à deux pour transporter la nouvelle machine à coudre qui vient de faire son entrée au musée. Cette machine à coudre de cordonnier plus que centenaire pèse en effet son poids avec son corps et son piètement en fonte. 

 la machine à coudre Claes et Flentje © JM Bergougniou
C’est en Allemagne qu’est produit en 1869 le premier modèle de ce type commercialisé par la Nähmaschinenfabrik Claes & Flentje OHG à Mühlhausen  Thüringen Thuringe (qu’il ne faut pas confondre avec Mulhouse en Alsace).



Une machine de cordonnier est une machine conçue pour la réparation de chaussures ou d’articles de maroquinerie, donc plutôt des objets en forme, non plats.

 la machine à coudre Claes et Flentje © JM Bergougniou
Les coutures de réparation doivent être solides, ces machines produisent un point droit noué (pas un point de chaînette) fonctionnant avec une toute petite canette car une réparation n’est généralement pas de grande longueur.



La partie inférieure, le berceau de la machine est de type canon très fin pour pouvoir enfiler dessus et coudre la tige d’une botte rigide, un fond de sac ou bien les soufflets d’un cartable.

Enfin, l’originalité d’une machine de cordonnier tient à 2 caractéristiques :

L’entraînement par le pied presseur

La possibilité d’orienter le pied presseur-entraîneur sur 360° de sorte que la machine peut coudre dans toutes les directions.

 la machine à coudre Claes et Flentje Elastic Patent © JM Bergougniou
Loin de notre époque où tout est jetable, les artisans d’antan prenaient soin de leur gagne-pain ainsi monsieur Besnard de Montgermont a conservé l'héritage de son grand-père et a décidé de transmettre la machine à coudre Claes et Flentje au musée de l’outil. Un grand merci à lui.

Mais si pas mal de ces machines sont encore fonctionnelles, d’autres ont été mal utilisées ou laissées à l’abandon par des successeurs moins précautionneux.


25 mars 2023

Le Musée de l'Outil et des Métiers à la bourse touristique de Dinard accueil touriste Bretagne Ille et Vilaine Tinténiac

Le Musée de l'Outil et des Métiers à la bourse touristique de Dinard


Dinard la plage l'écluse photo JM Bergougniou

Le temps d'une journée le Musée de l'Outil et des MéTiers a investi le palais des arts et du festival de Dinard.
Pas de cinéma britannique mais des associations  et des privés professionnels du loisir et du tourisme proposant à des professionnels  de l'hébergement la découverte du patrimoine et des activités touristiques  ou de loisir.
photo JM Bergougniou


Il est important pour le musée de l'outil d'être présent dans ces manifestations pour se faire connaître mais aussi pour faire découvrir les richesses de notre patrimoine, le savoir faire des artisans qui durant des siècles ont animé et fait vivre les bourgs et les campagnes.

Comme le dit Ille et Vilaine Tourisme :
"Sur la route des vacances, il y a des paysages que l’on traverse sans même prendre le temps de s’y intéresser, de s’y arrêter… A tort ! Longtemps, l’Ille-et-Vilaine a été de ceux-ci, un territoire invisible, aux marges de la Bretagne, éloignés des flux touristiques et de la scène médiatique, cultivant le travail et la discrétion.

Ce désamour relatif a, en réalité, été une aubaine. Depuis 60 ans, l’Ille-et-Vilaine a su, en effet, échapper à la déferlante du tourisme de masse pour développer un modèle à taille humaine, accessible à tous, respectueux de son patrimoine et de son environnement, centré sur l’expérience et les rencontres."


photo JM Bergougniou

Et pourtant, les pépites sont partout : venir en Ille-et-Venir, c’est partir sur les traces des Corsaires et des explorateurs de Saint-Malo, découvrir la légende du Roi Arthur et les mystères qui nimbent la Forêt de Brocéliande, mais c’est aussi s’échapper à bicyclette le long de La Vilaine...

Le musée de l'outil ce sont des siècles d'histoire. Avec l'atelier du couvreur vous découvrirez les ardoises de Pleugueneuc qui servirent à couvrir la cathédrale de Dol, chez le cordonnier la machine Blake McKey dite Goodyear vous emmènera en 1906 à Fougères au coeur de la grève des chaussonniers. L'atelier du lin et du chanvre rappelle que Tinténiac est dans l'arrière pays de St-Malo. La pêche, le commerce, la course ont fait sa richesse. Sans la culture du lin et du chanvre pas de voiles, pas de cordages, pas de navigation.


 Remonter le temps ce n'est pas uniquement à Vitré ou Fougères et à travers les châteaux et forteresses médiévales mais aussi au musée de l'Outil en évoquant la nourriture de nos ancêtres avec les moulins à blé noir.

photo JM Bergougniou

Et puis pour les gourmands, il y a les huîtres de Cancale, les marrons de Redon, la galette de blé noir… 

photo JM Bergougniou

Prêts à embarquer pour une expérience riche en émotions ? L’Ille-et-Vilaine 
et le musée de l'Outil vous tendent les bras. 

Photo Ouest-France

photo JM Bergougniou
Ille & Vilaine Tourisme se positionne sur 4 axes, à savoir les itinérances douces, le tourisme pour tous, le nautisme et les patrimoines, le tout impulsé autour d’un tourisme vert.
L’orientation première d’Ille & Vilaine Tourisme est de permettre aux territoires et aux professionnels de développer leurs projets touristiques. L’enjeu est de faire rayonner les « pépites » du département, aux bretilliens et aux touristes qui sont déjà sur place ; en somme, accroître l’offre de proximité.

photo JM Bergougniou
Pour ce faire, les services d’ingénierie de l’Agence, et notamment l’observatoire, permettent une connaissance accrue des pratiques touristiques et facilitent l’accès aux sites et informations au plus grand nombre.
La communication est primordiale pour créer l’intérêt et susciter l’envie de découverte, Ille & Vilaine Tourisme est une vitrine de l’ensemble des sites du département ; des sites d’exception qui ne demandent qu’à être valorisés.
À mes yeux, l’Ille-et-Vilaine c’est : un patrimoine bâti remarquable, une gastronomie reconnue partout en France et même ailleurs, une faune et flore protégée, des histoires légendaires, un réseau d’itinérances accessibles, des activités attractives pour tous, … Parce que l’Ille-et-Vilaine, elle est belle.
Si vous souhaitez visiter l’Ille-et-Vilaine, promenez-vous au cœur des espaces naturels du département, empoignez votre vélo et sillonnez la véloroute 9 pour une balade historique et au vert.
Mon coup de cœur historique est autour de deux villes : Saint-Aubin-du-Cormier et Vitré ; arpentez les rues pavées et remontez le temps à la découverte des vestiges médiévaux !

Sébastien Guéret, Président d'Ille & Vilaine Tourisme