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08 août 2024

Le couvreur comment couvrir sa maison Musée de l'outil Tinténiac couvreur

Le couvreur comment couvrir sa maison?

Il est souvent dit que jusqu’au milieu du XIXe siècle, le chaume est le matériau prépondérant en Bretagne pour les toits des maisons paysannes et de leurs dépendances. L’ardoise étant réservée aux manoirs et aux édifices religieux »

L'idée communément admise selon laquelle les toitures sont essentiellement faites de matériaux végétaux avant que les compagnies d'assurance n'aient imposé l'ardoise au xixe siècle est en partie infirmée par des études locales. Dans la région de Janzé, un échantillon de 183 toitures (tous bâtiments confondus) donne 162 toits en ardoise et 21 en matériaux végétaux (gled et paille). Dans la région de Vitré, 99 % des habitations sont couvertes d'ardoise ; l'essauve (= bardeau), la paille et le genêt ne se rencontrent que sur certains bâtiments d'exploitation.

La couverture est souvent un reflet du sous-sol. La Bretagne recèle de nombreuses carrières de schistes de qualité variée mais rentables par le faible coût de la main-d'oeuvre.

Au fur et à mesure que l'on quitte la région de Rennes vers le nord, les couvertures végétales (chaume, jonc et roseau, genêt paille et gled, essente ou essauve) deviennent plus fréquentes. 

Ardoise de Pleugueneuc © JM Bergougniou
L'ardoise et la pierre sont encore bien représentées dans les paroisses de Melesse, La Mézière, Montreil, Vignoc, elles le sont moins à Combourg, Chauvigné, Romazy où existe aussi une importante proportion de couvertures dites en « tuiles rouges ». Enfin, et ce n'est pas le moins intéressant, on observe que de nombreuses toitures sont faites de plusieurs matériaux et que coexistent souvent éléments végétaux et minéraux : tuile et ardoise ou tuile et essauve pour les maisons, paille et tuile pour les bâtiments d'exploitation, ainsi que de multiples autres combinaisons... La région de Penthièvre présente les mêmes caractéristiques : un peu plus de toits minéraux que végétaux pour les habitations, plus de végétaux sur les bâtiments d'exploitation.

Paille de seigle ou de blé, genet, bruyère : le chaume est en fait un terme générique qui regroupe diverses couvertures végétales. Les archives notent aussi l’utilisation de « gled », du jonc ou des roseaux, qu’on trouvait sur les dépendances ou même des habitations modestes.
« Le terme chaume vient du monde agricole, continue la chargée d’études. 


C’étaient les parties des tiges de céréales qui restaient sur les champs après la moisson. Le seigle était cultivé majoritairement en Bretagne, c’était vraiment la céréale paysanne. Le froment l’était uniquement sur les terres les plus riches. » Les bâtiments d’une même ferme pouvaient être couverts de différents végétaux : du seigle pour l’habitation, du genet pour la grange, du blé pour le moulin… Ou même un mélange d’essences sur le même toit.

Marteau de couvreur © JM Bergougniou
Pour poser l’ardoise et la tailler, les couvreurs disposent d’outils spéciaux :
• Le marteau de couvreur, appelé aussi assette ou essette. D’un côté, il a une tête pour enfoncer les clous, de l’autre, une pointe pour préparer les trous dans l’ardoise sans la casser, et enfin un tranchant qui sert à couper l’ardoise, et lui donner la forme convenable. Le manche est rond et bien à la main pour ces diverses opérations.

enclume de couvreur © JM Bergougniou
• L’enclume vient en complément du marteau de couvreur. Elle est composée d’une sorte de T en fer dont la branche d’équerre se termine en pointe aiguë, qu’on enfonce dans les planches destinées à supporter les matériaux de couverture (voliges) pour la fixer. La table sert alors pour appuyer l’ardoise et la poser pendant la confection des trous, ou la taille avec le marteau.

Arrache-clou © JM Bergougniou
• Le tire-clous est employé pour la dépose des ardoises dans les travaux en réparation. C’est une lame de fer mince recourbée à l’une de ses extrémités et munie de dents sur les côtés. Elle permet de passer sous la tête des clous et de les arracher sans détériorer les ardoises qu’ils ont servi à maintenir.

Les outils du couvreur-zingueur :

les couvreurs qui manipulaient le plomb se convertissent en zingueurs. De nouveaux outils apparaissent, comme la plieuse d’établi, sorte de presse qui sert à plier et façonner les feuilles de zinc. Installée directement sur le toit, la plieuse donne la possibilité de fabriquer sur-le-champ les pièces simples et les compléments.

Le procédé de pose du zinc est similaire à celui du plomb : les feuilles sont fixées sur des liteaux par des attaches, encastrées ou soudées à l’étain. À la fin de l’ouvrage, toute soudure voyante est éliminée avec une lime et un grattoir.

Lampes à souder © JM Bergougniou
La lampe à souder est un outil communément utilisé par le couvreur et le plombier. Elle se compose d’un bec brûleur réglable (mèche ou tuyau) relié à un petit réservoir métallique de combustible (pétrole, alcool ou gaz). Des poignées évitent à l’utilisateur de se brûler la main. Comme son nom l’indique, cette lampe sert à pratiquer la soudure.
Le chaume
 
Le chaume est la paille qui reste dans le champ après la moisson. 
Ce matériau disponible partout, ou presque, couvre la majorité des bâtiments à la campagne, jusqu’au 19e siècle. La tradition subsiste de nos jours dans certaines régions, comme la Normandie ou la Camargue. S’il est bien exécuté et régulièrement entretenu, un toit de chaume peut avoir une durée de vie d’au moins 50 ans.

La matière première est cueillie par le chaumier qui la peigne et la calibre pour la rassembler en paquets. On utilise parfois aussi des roseaux. Sur le toit, le couvreur pose les liteaux (ou “condorses”), baguettes horizontales sur lesquelles seront cousus les paquets avec un raphia très fort ou des fils métalliques. Deux personnes interviennent pour la pose : le couvreur, qui place les paquets, et le batteur, qui égalise le niveau en tapant sur la paille avec une batte ou une palette en bois. Pour être le plus étanche possible, le toit doit être très pentu : environ 45°. Avec une couche de 15 à 30 cm d’épaisseur, le toit de chaume garantit une très bonne isolation thermique et phonique.
Au sommet, le chaume peut être scellé dans du mortier. En Normandie, il est remplacé par une terre argileuse très compacte dans laquelle on plante des iris. Mais cette coutume n’est pas uniquement décorative : les rhizomes (racines) des fleurs tissent au fil du temps un réseau de fixation supplémentaire.

L’ardoise
 
L'atelier du couvreur © JM Bergougniou
L’ardoise est très employée à partir du 13e siècle, autant pour les maisons particulières de propriétaires aisés que pour les châteaux et les édifices publics. Cette pierre naturelle est extraite dans des carrières dans les Ardennes ou en Anjou. Les ardoises angevines, d’un bleu presque noir, sont réputées de très bonne qualité et totalement imperméables.




Asse ou assette de couvreur
marteau avec une tête et un tranchant
© JM Bergougniou
Le fendeur, dont les jambes sont protégées par de larges pantalons (des braies) en cuir, se charge de débiter les blocs d’ardoise en feuilles plus ou moins fines en fonction de la qualité de la pierre. L’épaisseur moyenne d’une feuille d’ardoise au 17e siècle est de 8 à 10 mm. Après avoir sélectionné et rassemblé les ardoises en plusieurs catégories, on procède au rondissage : les ardoises sont découpées selon des formes carrées, d’écailles, d’ogives…
 
La pose de l’ardoise

L'atelier du couvreur © JM Bergougniou
La couverture en ardoise, délicate à réaliser, reste coûteuse. Sur le chantier, les ardoises sont examinées une à une par le couvreur : il s’assure de leur qualité en frappant doucement sur chaque pièce. Si une ardoise “sonne” mal, c’est qu’elle présente un défaut : elle est alors mise de côté.

Les ardoises les plus épaisses sont posées en bas de la couverture et les plus fines vers le sommet. Déplacées vers le lieu de pose, elles sont mises en attente sur le liteau (pièce constituant le support de la couverture) ou coincées entre deux voliges.           
Par ailleurs, les voliges jouent un rôle important, puisque ces pièces de bois rectangulaires fixées sur la charpente servent de support à la couverture d’ardoise.

Cathédrale St-Samson Dol de Bretagne
© JM Bergougniou
Les ardoises anciennes en schiste de Pleugueneuc ont servi à couvrir la cathédrale Saint-Samson de Dol-de-Bretagne percée d’un trou, à pureau visible et traces de mortier de scellement

Couvreur Cathédrale St-Samson Dol de Bretagne
© JM Bergougniou



La tuile
Hospices de Beaune © JM Bergougniou

La couverture de tuile est très ancienne ; dès la Grèce antique, son utilisation est fréquente. Les tuiles sont fabriquées de la même façon que les briques : elles sont moulées, mises à sécher à l’abri, puis cuites dans un four par fournées de 10 à 12 000 tuiles pour assurer l’imperméabilité de la future couverture.


Tuile plate accrochage  © JM Bergougniou
Jusqu’au 10e siècle, les tuiles, souvent irrégulières et se juxtaposant mal, sont scellées avec du mortier. Vers la fin du 11e siècle, on invente en Bourgogne les premières tuiles plates avec un rebord à crochet.
Les briques sont aussi un rempart contre le feu. Pour éviter le risque d’incendie, en ville, le remplacement des toitures de chaume par des toits de tuiles est imposé par les municipalités dès le 13e siècle.
 
Plusieurs formes de tuiles
Il existe plusieurs formes de tuiles :
• la tuile plate, dont une des extrémités peut être arrondie, ce qui lui vaut selon les régions l’appellation de tuile en écaille ou en queue de castor ;
• la tuile canal ou ronde : assez lourde, elle est beaucoup utilisée dans le Sud de laFrance ;
• la tuile à crochet et à trou, qui garantit une bonne fixation ;
• la tuile à emboîtement : inventée en 1841 par Xavier Gilardoni, c’est une tuile fabriquée selon des méthodes industrielles ;


•
Tuiles faitières © JM Bergougniou
la tuile faîtière, qui est posée sur le faîte, c’est-à-dire le sommet ; elle relie les deux pans du toit et sa forme est allongée et arrondie.


La pose des tuiles

Les tuiles sont fixées sur des crochets, grâce à des clous, ou posées (surtout au niveau du faîtage) sur du mortier frais. Les tuiles sont posées par un "couvreur de tuiles". Celui-ci sait aussi bien manier le marteau, pour clouer les tuiles, que la truelle : les tuiles du faîte du toit doivent être liées au mortier. D’ailleurs, certains couvreurs sont également maçons.


Tuile plate  © JM Bergougniou
Les tuiles faîtières sont fixées à l’arête du toit et sur le rebord des murs pignon avec du mortier. Les autres tuiles sont soit clouées sur les chevrons, soit posées par chevauchement partiel. Selon la pente du toit, on emploie des tuiles canal, posées dessus dessous, ou des tuiles à crochet et à trou, pour les clouer afin qu’elles ne glissent pas dans le cas d’un toit à pente forte. Si des tuiles s’envolent en cas de tempête, il est facile de les remplacer ponctuellement.

Une dimension esthétique
Les tuiles peuvent être décorées et colorées. Divers procédés sont mis en œuvre :
• on cuit les tuiles à four fermé pour obtenir une nuance noire ;
• on effectue un appel d’air pour obtenir une belle couleur rouge ;
• on les glace avec du plomb ou on les émaille de noir, de jaune, de vert ou de bleu.
Les tuiles peuvent aussi passer entre les mains d’un potier qui dessine un motif avec un liquide à base de plomb dont l’utilisation est dangereuse et toxique. Puis les couvreurs disposent les tuiles sur les toits afin de composer des motifs géométriques abstraits ou figuratifs, comme c’est le cas aux Hospices de Beaunes en Bourgogne.
Dès le 13e siècle, les toitures des abbayes, hôpitaux, châteaux, voire des demeures aristocratiques urbaines prennent l’apparence de véritables tapis aux motifs de losanges ou de fleurs de lys. Les tuiles alternent parfois avec d’autres éléments décoratifs comme des mascarons, des acrotères ou des frises.

Sur la commune de Québriac 
il apparait dans les délibérations du conseil municipal entre 1838
et 1848 le droit accordé aux habitants d’y extraire « des terres pour la façon des tuilles »: « Le Conseil […] a aussi imposé une rétribution d’un Franc pour chaque fournée de tuile dont les matériaux tant pour la façon que pour la cuisson seraient pris sur les propriétés communales ».

la première mention de l’activité tuilière apparaît lors d’une délibération en date du ventôse an XV de la République (1806) :
« Le conseil municipal refuse à l’unanimité la cession d’une lande dite de Tanouarn, située à la Pivaudière, considérant qu’il existe une fabrique de tuiles et briques servant non seulement à la commune de Québriac, mais
encore à 40 communes circonvoisines, et estimant que la cession particulière de ce terrain entraînerait la fi n de cette fabrique et serait très préjudiciable aux indigents »
signé Julien Frété, Maire.
Un peu plus tard des délibérations du conseil
municipal de Québriac du 8 décembre 1839 et 7 juin 1840 portent sur un confl it lié à l’annexion illégale d’un des terrains communaux du village de Ringadan par un de ses habitants. Suite à l’apparition d’un conflit, le conseil municipal prend position et affirme le caractère commun de ce terrain prenant pour preuve la présence des débris d’un vieux four

En Québriac toujours à La Pivaudière se trouvait une ancienne carrière qui a été exploitée durant de nombreuses années.

La lauze



L'atelier du couvreur © JM Bergougniou
La "lauze" est la technique qui consiste à réaliser une couverture avec des tuiles de pierre de natures diverses. Elle est très présente dans les régions de montagne où le bois et le chaume se font rares.

Dans certaines régions, on parle de "laves", mais il ne s’agit pas de pierres volcaniques. Leur nature dépend des carrières présentes dans la région. Le calcaire et le grès sont très utilisés dans le Centre et l’Ouest de la France. On trouve plutôt du granite, du schiste ou du gneiss dans les régions de montagne et de l’Est de la France.

Schistes de Pleugueneuc © JM Bergougniou
Contrairement à l’ardoise qui peut être débitée en feuilles très fines, les lauzes sont plus épaisses, et donc plus lourdes, ce qui nécessite des charpentes particulièrement solides. Les toits en lauze durent longtemps, résistent bien au feu et aux intempéries, mais protègent mal du froid.

Sources 
BnF
Lena Gourmelen, L'ardoise en Bretagne : Une histoire, des hommes, des savoir-faire, 
L'écho québriacois

18 juillet 2024

Region Bretagne Canal d'Ille et Rance Tinténiac Musée de l'Outil visite Président

«Un potentiel énorme»: À Tinténiac, le président de la Région est venu voir le canal d’Ille-et-Rance




Mardi 16 juillet 2024, Loïg Chesnais-Girard, président de la région Bretagne, est venu sur le terrain, à Tinténiac (Ille-et-Vilaine), pour voir les aménagements réalisés le long du canal d’Ille-et-Rance, dans le cadre du Contrat canal.




Christian Toczé, Anne Gallo-Kerleau sur le bord du canal. | OUEST-FRANCE

Dans les années 1960, il avait été envisagé de combler le canal d’Ille-et-Rance. Heureusement, ce projet a vite été abandonné. On a du mal à imaginer le paysage, les activités locales sans cette voie d’eau souvent classée à la première place des atouts de Tinténiac (Ille-etVilaine) par ses habitants.

Sentiment partagé par le président de la Région : Le canal d’Ille-et-Rance, c’est un potentiel énorme, une opportunité à développer. Il est important de faire comprendre aux gens ce que l’on fait. Depuis qu’il a en charge les canaux bretons, le conseil régional y consacre des montants importants, avec 14 millions d’euros par an. 220 équivalents temps plein s’occupent de plus de 580 km de voies navigables, plus de 300 écluses, 680 km de halage fréquentés par plus de 4 millions d’usagers et 90 000 passages aux écluses, sans parler de la gestion des espaces boisés.

Petite visite des élus à l’écluse très joliment fleurie de Tinténiac. | OUEST-FRANCE

Actuellement et jusqu’en 2025, les aménagements concernent le déploiement de 90 bornes de distribution d’eau et d’électricité en libre-service 24h/24 avec un tarif à prix coûtant. On y investit 800 000 €. Cette couverture intégrale constitue une première en France , souligne Anne Gallo-Kerleau, vice-présidente de la Région en charge du tourisme.

Un canal de plus en plus attractif

À Tinténiac, l’attractivité du canal ne fait qu’augmenter, notamment depuis le Covid. Le compteur installé à l’écluse de la Moucherie, à près de deux kilomètres du bourg, a relevé entre 60 et 70 000 passages par an. La fréquentation des randonneurs a beaucoup augmenté, celle des cyclistes encore plus. La commune vient d’installer une cabane-étape au camping, qui est déjà bien utilisée ; radio-canal devrait augmenter sa fréquentation. On prévoit d’en mettre une ou deux de plus l’an prochain , confie le maire, Christian Toczé. Sans parler de l’aire de camping-car qui connaît une forte fréquentation.

Christian Toczé, Loïg Chesnais-Girard et Benoît Sohier écoutent Jean-Michel Bergougniou parler du musée de l’Outil et des métiers. | OUEST-FRANCE

D’autres aménagements sont prévus. Le Contrat canal veut mettre l’accent sur les toilettes. Depuis deux ans, la mairie a installé des toilettes sèches provisoires, elles vont être remplacées d’ici un ou deux ans. Deux pontons vont être installés l’an prochain, un devant le musée, l’autre du côté du camping.

L’eau du canal n’est pas très engageante avec la présence d’une végétation invasive. Pour le moment, elle est fauchée de temps à autre. La Région va investir dans un bateau (1 M€) qui permettra le faucardage, c’est-à-dire que ces herbes seront arrachées. En espérant que la méthanisation fonctionnera bien », ajoute le président de la Région.

La Région voudrait bien relancer la navigation, avec l’arrivée d’un loueur de bateaux. Autre idée : la location de petits bateaux électriques. « Partout où il y en a, ça marche », souligne David Moy, directeur des canaux bretons. La délégation s’est ensuite rendue à la maison éclusière. Unanimes, ils ont félicité Catherine Hellier-Colo pour la qualité du fleurissement de la maison et de l’écluse. Une éclusière en mal de bateaux cette année. Outre le temps peu engageant, des problèmes à l’écluse du Boël empêchent toute liaison Manche-Océan.

La visite tinténiacoise s’est achevée au musée de l’outil et des métiers où Jean-Michel Bergougniou, président de l’association éponyme, a fait une présentation du musée et une visite rapide de quelques-uns de la douzaine d’ateliers reconstitués.

13 juillet 2024

Comice Agricole 2024 Tinténiac Pleugueneuc Louis de Lorgeril Musée de l'Outil 31 août 2024

Pleugueneuc 2024 Comice Agricole
31 août


Le Musée de l'Outil et des Métiers prépare sa venue au Comice Agricole de l'ex-canton de Tinténiac qui se déroulera cette année à Pleugueneuc le samedi 31 août 2024. L'occasion de revenir sur l'histoire de ces manifestation et sur son fondateur Louis de Lorgeril.


Les comices ont été les premières organisations professionnelles agricoles. Ils ont joué le rôle de relais pour transmettre au gouvernement les souhaits des paysans, et pour diffuser largement les nouvelles méthodes de culture et d'élevage. Leurs récompenses ont stimulé les paysans. Ils ont souvent été à l'origine de la fondation des premiers syndicats agricoles, selon le modèle du syndicat mixte, qui écartait de fait les ouvriers agricoles. Au XXI e siècle, ils conservent un rôle de rapprochement entre ruraux et citadins.



Installé au château de la Motte-Beaumanoir, Louis de Lorgeril devient maire de Plesder de 1808 à 1821. Il instaure les premiers comices agricoles dans l’allée du château qui mène au bourg de Plesder.





En 1833, pour développer l'économie française, le gouvernement décide d'accroître l'instruction, par l'ouverture obligatoire d'écoles de garçons et les encouragements au progrès agricole. Les comices, qui font partie de la démarche, doivent être des "Sociétés libres, volontaires, non fondées administrativement", donc des associations de propriétaires et de fermiers qui payent une cotisation afin d'assurer l'autonomie financière ; ils choisissent leur président sans intervention de l'administration







l’obélisque qui rend hommage à Louis de Lorgeril, l’initiateur des comices agricoles, a été dressé au carrefour de «La Colonne» en Pleugueneuc, non loin du château de la «Motte-Beaumanoir»


Une circulaire d'Adolphe Thiers, du 15 novembre 1833, précise : "Ces comices ont pour but d'établir des rapports fréquents entre les agriculteurs d'une même contrée ; de leur donner ainsi les moyens de conférer sur les meilleures méthodes de la culture pour les mettre ou les faire mettre ensuite en pratique et constater les résultats obtenus". Des comices, formés des notabilités locales, se mettent en place, toutefois la plupart vivotent dans les années 1840.


Le fondateur des comices agricoles : Louis de Lorgeril, comte de la Motte-Beaumanoir et du Leix (en Pleugueneuc), du Verger-Chapronais (en Evran), et de Plesder, né à Pleugueneuc le 22 janvier 1778, décédé subitement à Orléans (Loiret) le 12 avril 1842 et inhumé à Plesder.


Sources


BnF Gallica
Ouest-France 24/8/2021
Le comice rural de Plesder Le premier des comices agricoles bretons par Christian JOUQUAND

08 mai 2024

Ouest-France 8 mai 2024 Musée de l'Outil machine à lacets ouverture mai 2024

 Ouest-France 8 mai 2024 Musée de l'Outil machine à lacets ouverture mai 2024


Dans Ouest-France en ce 8 mai 2024 un article sur le Musée de l'Outil

À Tinténiac, le musée de l’outil et des métiers ouvre ses portes en mai

Le musée de l’outil et des métiers de Tinténiac (Ille-et-Vilaine) ouvre exceptionnellement au public mercredi 8, jeudi 9 et lundi 20 mai 2024. 

Deux nouvelles machines y sont installées.

 


Le musée s'est enrichi de deux machines anciennes. | OUEST-FRANCEVoir en plein écran

Ouest-France Publié le 07/05/2024 à 19h27

Le musée de l’outil et des métiers, installé sur les bords du canal d’Ille et Rance, devance l’ouverture de sa saison. Il accueillera du public pendant les trois jours fériés de mai 2024 : les 8 et 9 mai ainsi que le 20, lundi de Pentecôte, de 14 h 30 à 18 h.



Cette année, l’association a installé deux nouveaux appareils dans le musée. Ce sont des machines à fabriquer des lacets de cuir, qui viennent compléter l’atelier du cordonnier. C’est un don de M. et Mme Berthelot de Saint-Gilles qui, prenant leur retraite, les ont offertes au musée.



Le travail des lacets

« Le lacet est un accessoire qui existe depuis que l’homme a cherché à protéger ses pieds du froid et du sol en y fixant une sandale ou une chaussure, explique Jean-Michel Bergougniou, président de l’association. Les cordonniers se servaient des chutes de cuir qu’ils plongeaient dans l’eau afin de les assouplir pour ensuite les découper et les recouvrir d’huile pour enfin les rouler entre deux planches pour les arrondir et en faire des lacets. »



Ces machines, construites par United Shoe Machinery Company au début des années 1900, ont été utilisées jusqu’en 2019. Elles serviront successivement au Mans, à Montours et enfin à Saint-Gilles.

Entrée : adultes 5 €, ado 3 €, moins de 12 ans gratuit, groupes 3 €.