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samedi 31 août 2019

Tinténiac le musée de l'Outil et des métiers le magasin à grains

Tinténiac le musée de l'Outil et des métiers le magasin à grains

Les bénévoles autour de Dominique Provost fondateur du musée de l'outil Ouest-France

La collecte d'anciens outils d'artisans locaux, ainsi que celle de leurs témoignages, participent à la mémoire du monde rural. Installé au bord du canal d'Ille-et-Rance, à proximité de l'écluse de Tinténiac, le musée de l'outil et des métiers occupe les anciens locaux des magasins Cotto, spécialisé, à l'époque, dans le commerce des grains.



Lorsque M. Cotto cesse son activité, Jean Provost, maire, et son conseil rachètent les locaux. En 1980, ils les mettent à disposition de ce qui va devenir le musée de l'outil. Le bâtiment abrite alors les collections d'anciens outils de l'artisanat rural réunies par Dominique Provost et sa petite équipe, dont il ne reste aujourd'hui que Jean Peeters.

Depuis, des acquisitions nouvelles et des dons de matériels enrichissent toujours le musée et ses ateliers, qui en font une association à caractère régional pour la mémoire du monde rural.
Le sabotier  musée de l'outil photo (c) JM Bergougniou

Quinze personnes mobilisées


La volonté d'améliorer les présentations, de réaliser un inventaire des outils de chaque artisan, d'identifier l'ensemble de ces outils, le besoin d'effectuer des travaux, font que l'heure est venue de faire évoluer le musée, avec un agrandissement de ses locaux.
Dominique Provost  musée de l'outil photo (c) JM Bergougniou

Autour d'un groupe d'une quinzaine de personnes, une association s'est donc créée pour donner un statut juridique au musée, et ainsi lui assurer une existence pérenne. D'ailleurs, les administrateurs affirment leur volonté que le musée reste dans la commune et décident l'inaliénabilité des collections.
Ouest-France 






Petit musée sur la vie locale pour découvrir un passé pas si lointain. En bordure du canal Ille et Rance, il présente dans des bâtiments en bois jadis utilisé pour stocker les céréales, engrais et matériaux divers, 11 métiers et 3 000 outils. A vous la découverte des pratiques d'antan grâce à des outils, des machines et même des contrats de travail. 


Le musée de l'outil photo (c) JM Bergougniou

Ils vous permettront de revivre les techniques ancestrales des artisans : serrurier, forgeron, maréchal-ferrant, charron, bourrelier, cordonnier, sabotier et sa formidable collection de 1925, cerclier, tonnelier. Sur place, des objets insolites se rencontrent à foison comme une brosse à cirer le parquet, des pinces à sucre utilisées dans les commerces pour casser les pains de sucre de plusieurs kilos.

A vous la découverte unique en France d'un atelier de fabricants de moulins à blé noir et de multiples autres ateliers ou encore celle de la collection de moulins à blé noir et à café : à vous de tourner les manivelles. Tous ces métiers qui se pratiquaient à échoppe ouverte contribuaient à l'animation des rues et leur évocation recrée l'ambiance d'un gros bourg actif jusqu'au début du siècle.




Le musée est coincé entre le canal et la rivière de la Donac qui est l’affluent principal du Linon. 
Elle prend sa source sur la commune de Vignoc et se jette dans le Linon à St Domineuc au lieu-dit le Bois Avril.






L'écluse n° 33 de Tinténiac photo (c) JM Bergougniou



Le site d'écluse du Pont à l'Abbesse est implanté au nord-est du village de Tinténiac et a constitué un carrefour de voies de circulation important au 19e siècle et au début du 20e siècle. Le canal y est en effet traversé par la route de Combourg à Bécherel et est bordé, en aval de l'écluse par de vastes quais de déchargement. L'ancienne gare du village était implantée à proximité de ces derniers, au sud. Des cartes portales anciennes témoignent du trafic de marchandises à cet endroit.





Dès la fin du 17e siècle, le blocus maritime des ports bretons par les Anglais incite Louis XIV à favoriser la canalisation intérieure de la Bretagne. En 1782, le comte Pierre Marie Rosnyvinen de Piré présente l'idée d'un réseau intérieur de voies navigables aux États de Bretagne qui l'acceptent. Deux ingénieurs sont chargés d'étudier les liaisons possibles entre Vilaine et Rance : Monsieur de Brémontier et Monsieur Liard. La longueur prévue du canal entre Rennes et Dinan était de 76, 5 kilomètres ; il devait compter 46 écluses, 110 ponts... Le montant des travaux était estimé par l'ingénieur Liard à 2 697 907 livres. Toutefois, l'époque révolutionnaire vint troubler ces projets.



En 1803, Bonaparte prit la décision de construire les canaux bretons pour des raisons stratégiques liées à un nouveau blocus maritime anglais. Les travaux commencèrent en 1804 et le canal fut ouvert à la navigation le 10 juin 1832. La construction du canal se déroula en deux périodes, la période napoléonienne et la période de la Restauration, séparées par six années d'interruption (1816-1822).


Durant les premières années, c'est un ingénieur des Ponts et Chaussées, Monsieur Luczot-Thébaudais, qui avait en charge le chantier. Les premiers ouvrages d'art datent de 1808. La pierre de taille utilisée pour les constructions provenait des carrières de Saint-Marc le Blanc et Saint-Pierre de Plesguen. En 1811, le canal était achevé entre Melesse et Saint-Domineuc ; il était creusé sur 40 kilomètres et 30 maisons éclusières étaient achevées. Les travaux furent interrompus en 1816 et ne reprirent que vers 1821-1822.



Les travaux du canal durèrent 28 ans pour un coût total de 14 226 799 francs, soit 7 milliards de francs de la fin du 20e siècle.
L'Ille est canalisée jusqu'à son embouchure dans la Vilaine à Rennes alors que la Rance ne l'est que jusqu'à l'écluse du Châtelier, en aval de Dinan.





Les sas des écluses ont 4,7 mètres de largeur entre les bajoyers (parois latérales d'une chambre d'écluse) et 26,3 mètres de longueur entre le sommet de l'arc du mur de chute et l'enclave des chambres des portes d'aval. La hauteur des ponts sous clef ou sous poutres est de 4 mètres sauf quelques uns construits sous le Premier Empire (1804-1814) qui ne font que trois mètres de hauteur.

En 1860, il passait de 1100 à 1800 bateaux aux différentes écluses. C'est dans ces années que le trafic sur le canal connait son apogée, toutefois, l'arrivée du chemin de fer, puis le transport par route impliquent une diminution de ce trafic. Ces bateaux transportaient de 39 à 49 000 tonnes de marchandises.



Ces marchandises étaient composées de houille, de coke, fonte, plâtre, chaux, ardoises, pierres de taille, briques, verres à vitres, bois, céréales, vins, cidres, pommes, épiceries, engrais, savons...



Tous les ans le canal était fermé pour cause de travaux d'entretien pendant un mois environ ; il s'agissait d'une période de "chômage".


A partir de 1960, le trafic commercial est remplacé par un trafic de plaisance sur le canal. En 1979, l'État remet le canal d'Ille-et-Rance aux départements d'Ille-et-Vilaine et des Côtes d'Armor












collections JMB

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