On parle du musée dans Ouest-France 2 août 2025
Notre médiatrice Maïa a les honneurs de la presse locale avec un très bel article sur le musée de l'outil et des métiers de Tinténiac
Notre médiatrice Maïa a les honneurs de la presse locale avec un très bel article sur le musée de l'outil et des métiers de Tinténiac
Le dimanche 10 août à 15h Laura nous invitera à découvrir l'atelier du lin et du chanvre au musée de l'outil.
Le lin a été une richesse pour la région de Tinténiac.
Les tiges de lin et de chanvre sont maintenues immergées dans l’eau, pendant quelques jours, afin de permettre la dissolution du ciment pectique qui lie les fibres au bois.
Le rouissage a été source de procès nombreux pour pollution des cours d’eau… Les tiges broyées donnent la filasse qui est peignée avant d’être filée. C’est ce fil qui sera tissé ou cordé
Tinténiac a eu à une certaine époque plus de 40 tisserands, cordiers, filassiers. Il existe toujours une rue de la corderie à Tinténiac
Quelle belle fleur bleue que la fleur de lin!
Le lin – car c’est ainsi qu’il est convenu de le nommer – est heureux et confiant en son avenir radieux.
Mais les arbres des haies, eux, se moquent de lui et chantent: «Cric, crac ! Cric, crac ! Crac ! C’est fini! C’est fini! C’est fini!»
Un jour, des hommes viennent couper son toupet et arracher ses racines.
On le met dans l’eau, on le fait rouir, on le peigne… on l’enroule sur une quenouille qui tourne à lui faire perdre la tête.
le rouissage aquatique – a donné lieu à la construction et à l’aménagement de grands bassins ou fosses, appelés rouissoirs, routoirs, ruitoires, voire même roteurs, et en breton : stankou lin, gwajou lin, poullou lin, stankou-ogerez, waz ogerezh ou encore waï’gerez.
Des années plus tard, le voilà métamorphosé une nouvelle fois en superbe papier blanc.
«Ô surprise! Ô surprise agréable! […], je suis plus fin qu’autrefois, l’on va me charger d’écritures. Que n’écrira-t-on pas sur moi ? Ma chance est sans égale.»
C’est moi qui ai reçu l’écriture, les mots ont découlé directement de la plume sur moi, je reste à ma place, et les livres vont par le monde; leur tâche est belle assurément, et moi je suis content, je suis heureux.»
Sources
BnF Gallica
Larousse